dialogue avec mon disciple.....

dialogue avec mon disciple.....

" Ö toi, mon ravissant phoenix, cesse de te mouvoir sur ces vagues amers et renait de tes cendres pour pouvoir ondoyer loin de tous ces méandres!"


"Allez je vai flotter dans mes pensés et au plus profond de la nuit j'y puiserais peut etre l'espoir qui me poussera à m'envoler loin, très loin de cette amertume qui me ronge et me torture au plus haut point..."


# Posté le jeudi 28 février 2008 18:58

elle m'emmenera

Lorsque l'ombre du soir descend tout en douceur
Occultant la lumière objet de mon malheur,
Je contemple la lune gagnée de sa clarté
Dans un ciel infini aux éclats irisés....

Pour éclipser mes pleures et calmer ma détresse,
Je l'entends me conter le monde et ces merveilles,
Et ces mots chuchotaient ainsi qu' une caresse
Saupoudre mon destin d'une étincelle vermeille...

Naviguant avec elle vers des contrés lointaines
Où les flots apaisant de cette étendue reine,
Me bercent enlacé de maints reflets dorés,
Je quitte cette abysse où je n'me reconnais.

Nous survolons ensuite ces terres enchantées
Où forets envoûtantes aux accents sibyllins,
Et montagnes enneigées aux cimes immaculées,
Se mêlent délicatement aux chants des séraphins...

Éblouissant mes yeux de tableaux ravageurs,
Je la suis dans ce songe, guidée par sa blondeur,
Espérant qu'elle m'arrache à ces jours arrides
Pour ne plus jamais voir ce soleil insipide...

# Posté le samedi 15 mars 2008 16:50

extrait de Fétes galantes de Verlaine

extrait de Fétes galantes de Verlaine
Colloque sentimental


Dans le vieux parc solitaire et glacé
Deux formes ont tout à l'heure passé.

Leurs yeux sont morts et leurs lèvres sont molles,
Et l'on entend à peine leurs paroles.

Dans le vieux parc solitaire et glacé
Deux spectres ont évoqué le passé.

— Te souvient-il de notre extase ancienne ?
— Pourquoi voulez-vous donc qu'il m'en souvienne ?

— Ton c½ur bat-il toujours à mon seul nom ?
Toujours vois-tu mon âme en rêve ? — Non.

— Ah ! les beaux jours de bonheur indicible
Où nous joignions nos bouches ! — C'est possible.

Qu'il était bleu, le ciel, et grand l'espoir !
— L'espoir a fui, vaincu, vers le ciel noir.

Tels ils marchaient dans les avoines folles,
Et la nuit seule entendit leurs paroles.

# Posté le lundi 07 avril 2008 17:36

Extrait des Méditations Poétiques de Lamartine

Extrait des Méditations Poétiques de Lamartine
Le Vallon


Mon c½ur, lassé de tout, même de l'espérance,
N'ira plus de ses v½ux importuner le sort ;
Prêtez-moi seulement, vallon de mon enfance,
Un asile d'un jour pour attendre la mort.

Voici l'étroit sentier de l'obscure vallée :
Du flanc de ces coteaux pendent des bois épais,
Qui, courbant sur mon front leur ombre entremêlée,
Me couvrent tout entier de silence et de paix.

Là, deux ruisseaux cachés sous des ponts de verdure
Tracent en serpentant les contours du vallon ;
Ils mêlent un moment leur onde et leur murmure,
Et non loin de leur source ils se perdent sans nom.

La source de mes jours comme eux s'est écoulée ;
Elle a passé sans bruit, sans nom et sans retour :
Mais leur onde est limpide, et mon âme troublée
N'aura pas réfléchi les clartés d'un beau jour.

La fraîcheur de leurs lits, l'ombre qui les couronne,
M'enchaînent tout le jour sur les bords des ruisseaux ;
Comme un enfant bercé par un chant monotone,
Mon âme s'assoupit au murmure des eaux.

Ah ! c'est là qu'entouré d'un rempart de verdure,
D'un horizon borné qui suffit à mes yeux,
J'aime à fixer mes pas, et, seul dans la nature,
À n'entendre que l'onde, à ne voir que les cieux.

J'ai trop vu, trop senti, trop aimé dans ma vie ;
Je viens chercher vivant le calme du Léthé.
Beaux lieux, soyez pour moi ces bords où l'on oublie :
L'oubli seul désormais est ma félicité.

Mon c½ur est en repos, mon âme est en silence ;
Le bruit lointain du monde expire en arrivant,
Comme un son éloigné qu'affaiblit la distance,
À l'oreille incertaine apporté par le vent.

D'ici je vois la vie, à travers un nuage,
S'évanouir pour moi dans l'ombre du passé ;
L'amour seul est resté, comme une grande image
Survit seule au réveil dans un songe effacé.

Repose-toi, mon âme, en ce dernier asile,
Ainsi qu'un voyageur qui, le c½ur plein d'espoir,
S'assied, avant d'entrer, aux portes de la ville,
Et respire un moment l'air embaumé du soir.

Comme lui, de nos pieds secouons la poussière ;
L'homme par ce chemin ne repasse jamais ;
Comme lui, respirons au bout de la carrière
Ce calme avant-coureur de l'éternelle paix.

Tes jours, sombres et courts comme les jours d'automne,
Déclinent comme l'ombre au penchant des coteaux ;
L'amitié te trahit, la pitié t'abandonne,
Et, seule, tu descends le sentier des tombeaux.

Mais la nature est là qui t'invite et qui t'aime ;
Plonge-toi dans son sein qu'elle t'ouvre toujours :
Quand tout change pour toi, la nature est la même,
Et le même soleil se lève sur tes jours.

De lumière et d'ombrage elle t'entoure encore :
Détache ton amour des faux biens que tu perds ;
Adore ici l'écho qu'adorait Pythagore,
Prête avec lui l'oreille aux célestes concerts.

Suis le jour dans le ciel, suis l'ombre sur la terre ;
Dans les plaines de l'air vole avec l'aquilon ;
Avec les doux rayons de l'astre du mystère
Glisse à travers les bois dans l'ombre du vallon.

Dieu, pour le concevoir, a fait l'intelligence :
Sous la nature enfin découvre son auteur !
Une voix à l'esprit parle dans son silence :
Qui n'a pas entendu cette voix dans son c½ur ?

# Posté le mardi 08 avril 2008 08:28

transition???

transition???

Et si on migrait......

http://niglanamorphose.blog4ever.com/blog/index-202732.html
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# Posté le dimanche 27 avril 2008 10:18