"MA CHAMBRE NOIRE"
Perdue dans des pensées plus noir même que mon âme,
J'exhorte l'indécence du monde qui m'entoure,
De me laisser m'enfuir là où tout est si calme,
Pour trouver un refuge, qui sait même un recours,
Au chagrin qui m'assomme,
A ces maux qui me pèsent.
Franchissant la frontière de ma prison dorée,
Je me demande tout de même où vais-je m'aventurer ?
S'il est bon de suivre ce chemin embrumé,
Puis referme ma porte pour mieux m'encloisonner,
Dans mon royaume perdu où le silence est maitre,
Dans mon royaume perdu où la pénombre est reine.
Je pose alors mes yeux sur tout ce qui m'entoure,
Pensant trouver l'onguent à ce c½ur tiraillé,
Pour adoucir la peine qu'y a semée l'amour,
Sans rien observer d'autre qu'une feuille de papier,
Et des murs qui saignent,
Quand mes larmes s'écoulent.
Soudain alors que mes sanglots s'apaisent,
Je crois voir disparaître la lumière du jour,
Qu'enfin les reflets de mes ecchymoses se taisent,
Et, perchée comme un rêveur tout en haut de ma tour,
Je reste émerveillée face au sombre saphir,
Où l'astre tout argenté esquisse ses blondeurs.
Dans ce jardin suspendu d'étoiles et de nuages,
Mon c½ur déchiré se voit illuminé,
Par les rayons de lune que je puis distingués,
M'amenant à voguer vers de lointains rivages,
Où l'ombre qui s'insinue sur mon corps dénudé
Me berce tout en douceur dans des songes exaltés....