Cette phrase sonne comme une sentence.... D'ailleurs, ne trouves-tu pas étrange d'accorder tant d'importance à une si petite chose ? Et pourtant....
Elle me martèle le cœur, tambourine dans mon esprit... Anéantie, assaillie par le regret, je désespère de t'avoir perdu pour toujours, mon cher ami....
Accablée par tant de tourments, je ne peux malgré moi me résoudre à relativiser tes dires. Je tente de me raisonner, en vain... et ton silence assourdissant retentie en moi comme l'annonciateur d'un crépuscule sans lendemain....
Il est souvent dit dans la coutume que l'ignorance est le pire des mépris.....et je pense être à même de témoigner de la véracité de ce propos : le doute m'envahit, me ronge, et je m'obstine à manufacturer des pensées, des suites de raisonnement logique découlant de tes principes.
Je me souviens du jour où, involontairement, tu m'as délaissé, me laissant seule face à moi-même, face à cette image qui me répugne et me dégoûte, seule avec ces larmes qui jaillissaient, inexorablement de mes yeux, seule avec ce sang qui ruisselait sur mes poignés martyrisés.... Tu m'as appris à pardonner ; et je t'ai pardonné ce jour là.
Je m'évertue alors à me déculpabiliser : mon « erreur » n'est-elle pas minime face a celles qu'engendre le drame de la vie ?
Harassée par tant d'émotions et par une douleur lancinante, je n'endors, me laissant ainsi aller à faire confiance aux flots des choses....
« Une existence constamment transfigurée par l'échec. »
CIORAN
CIORAN
