Avis au lecteur??????

Avis au lecteur??????
« On écrit pas parce qu'on a quelque chose dire, mais parce qu'on a envi de dire quelque chose. »
CIORAN



CHER LECTEUR,


Loin de moi l'idée de mepeindre dans toute larité de mon être, ou de me poser en exemple de l'individu outrepassant ses souffrances (supercherie de l'introspection !). A travers ce recueil, je tenterais simplement de retranscrire avec la plus grande véracité qui puisse être donné au genre humain, mes sentiments, observations, rêveries ou élucubrations que la vie m'apporte....
B
ien évidemment, mes écrits ne se veulent, d'aucune fon que se soit d'ailleurs, d'atteindre le paroxysme de la sagesse ou d'un mode de pensée unique et impénétrable : détrompez-vous !.....une haute estime de ma personne ni même une conscience démesurée de moi-même ne sont à l' origine de cette ½uvre..... Au contraire, j'écris car j'ai conscience de ne pas être à la hauteur.....


Alors cher lecteur, bon voyage au c½ur de mon chao.....


# Posté le mercredi 11 juillet 2007 12:59

Modifié le mardi 07 août 2007 13:17

" Tu as fais une erreur...."

                                                                         " Tu as fais une erreur...."



Cette phrase sonne comme une sentence.... D'ailleurs, ne trouves-tu pas étrange d'accorder tant d'importance à une si petite chose ? Et pourtant....
El
le me martèle le c½ur, tambourine dans mon esprit... Anéantie, assaillie par le regret, je désespère de t'avoir perdu pour toujours, mon cher ami....
Accablée par tant de tourments, je ne peux malgré moi me résoudre à relativiser tes dires. Je tente de me raisonner, en vain... et ton silence assourdissant retentie en moi comme l'annonciateur d'un crépuscule sans lendemain....
Il est s
ouvent dit dans la coutume que l'ignorance est le pire des mépris.....et je pense être à même de témoigner de la véracité de ce propos : le doute m'envahit, me ronge, et je m'obstine à manufacturer des pensées, des suites de raisonnement logique découlant de tes principes.

Je me souviens
du jour où, involontairement, tu m'as délaissé, me laissant seule face à moi-même, face à cette image qui me répugne et me dégoûte, seule avec ces larmes qui jaillissaient, inexorablement de mes yeux, seule avec ce sang qui ruisselait sur mes poignés martyrisés.... Tu m'as appris à pardonner ; et je t'ai pardonné ce jour là.
Je m'évertu
e alors à me déculpabiliser : mon « erreur » n'est-elle pas minime face a celles qu'engendre le drame de la vie ?

Harassée par tant d'émotions et par une douleur lancinante, je n'endors, me laissant ainsi aller à faire confiance aux flots des choses....




« Une existence constamment transfigurée par l'échec. »
CIORAN


# Posté le mercredi 11 juillet 2007 13:47

Modifié le mardi 07 août 2007 13:19

" Le monde est un théâtre..."

                                                            " Le monde est un théâtre..."
« Vous connaitrez la vérité et la vérité fera de vous des hommes libres. »

Evangile selon Saint Jean
VIII-XXXII



Le monde n'est pas ce qu'il semble être, jamais, et sous n'importe quel aspect que l'on puisse le considérer. Tout n'est que duperie et illusion, etme si nos vérités peuvent subsister, la vérité ne peut être engendrée ici-bas... Car qu'est notre vérité sinon un point de vu fou sur les choses ?
Le m
onde extérieur, nous le créons, nous y manufacturons des pensées, des idéaux, des raisonnements : nous modelons le monde à notre façon...et l'on n'y voit que ce que l'on veut bien voir.... Alors comment la notion de vérité pourrait-elle s'érigeait en vertu souveraine de la condition humaine ?

Ici
, imposture, mensonge, fabulation prédominent. Le silence, lui seul ouvre les portes de la vérité, mais il n'en n'est pas moins qu'un palliatif tant que la vie perdurera en l'être. Et dans toute hypothèse d'un néant post-existentiel, l'homme pourra pénétrer la voie de la vérité, puisque rien n'y subsiste hormis la mort et le mutisme du non-être.
Cert
ains clament pourtant que le chemin de la souffrance ouvre les portes de la vérité sur l'humani. Mais la douleur ne suscite le monde extérieur que pour en démasquer l'irréalité : la souffrance conduit seulement à l'évanouissement du monde, de notre monde, témoignant ainsi de son caractère factice.


Dans cette farce gigantesque, l'homme survie, déambulant en toute impunité avec la naïveté qui le caractérise, arborant son plus beau masque, se mentant à lui-même et aux autres.
Nous ne sommes finalement que des étrangers, qui, aveugs par leur stupidité, s'enferment dans leur conviction et dans leur supposé connaissance des êtres qui les accompagnent sur leur chemin de croix.


No
us avançons dans le noir parsemé du crépuscule rougeoyant de l'espoir, spectre nous-mêmes pour les autres et pour nous, errant sur une scène, mimant une vie laborieuse et attendant las, que le rideau tombe, pour enfin apercevoir la lumière chaotique du néant véritable....et qui sait, sans doute la liberté.....



« [La vérité demeure cachée pour celui qu'emplissent le désir et la haine.] (Le Bouddha)

..... C'est-à-dire pour tout vivant. »

CIORAN

# Posté le mercredi 11 juillet 2007 13:59

Modifié le mardi 07 août 2007 13:21

" Au paroxysme du fléau de la vie..."

                                                            " Au paroxysme du fléau de la vie..."

« Moment douloureux que de separer des être que l'on aime et qui éclairent avec tant de vivacité notre chemin....
Fore d'avancer dans le noir, sans certitude aucune de vous revoir, ensevelie par la tristesse d'un tel déchirement, je ne peux cependant réprimer un sentiment d'euphorie, inéluctable, quand je me prends à rêver de ces instants merveilleux passés a vos cotés....instants garant d'une amitié éternelle.... »



Eternelle ? Quelle supercherie de l'esprit d'avoir pu croire au caracre impérissable de l'alliance entre les êtres. Tromperie duur qu'est l'idée de laisser son empreinte ici-bas, à travers le souvenir de l'attachement...car la vie n'est faite que de silence et d'oubli : c'est un silence déguisé.
E
t chaque jour on disparaît un peu plus aux yeux des autres, aux yeux du monde....

A
lors à quoi bon être tenter d'exister ?
Aucune volup ne surpasse celle qu'on ressent à la simple pensée qu'on aurait pu se perpétuer dans un état de pure possibilité...



« S'il est vrai que par la mort on redevienne ce qu'on était avant d'être, n'aurait-il pas mieux valu s'en tenir à la pure possibilité, et n'en point bouger ? A quoi bon ce crochet, quand on pouvait demeurer pour toujours dans une plénitude irréalisée ? »

CIORAN




# Posté le mercredi 11 juillet 2007 14:08

Modifié le mardi 07 août 2007 13:21

MOI SI J'AVAIS DES AILES!

MOI SI J'AVAIS DES AILES!


Permettez moi de vous présenter quelques écrits d'une amie très cher et dont le style empli d'une frénésie exacerbée, contrasteront sublimement mon pessimisme exaspéré.....


Moi
si j'avais des ailes,
J
e donnerais vie au désir du sommeil
J'irais admirer le soleil
Je
prendrais goût à l'éveille
Mes paupières battraient aux rythme des ailes
ma candeur s'émerveille

Je verrais la vie du té face
Je m'improviserai aux vertus de l'audace
Je quitterai l'abysse pour refaire surface
Je
m'envolerais pour m'extraire de l'écume
Afin que foie me revienne pour chaque effluve

Je planerai au dessus de l'océan
Mon gouvernail sera le souffle du vent
C
omme un éventail j'épouserai l'air et le néant
E
t je saisirai cet instant vacant

Je balancerai mes angoisses
A
vant qu'ailes ne se froisse
J'épouserai chaque angle dur en arrondi
Je rendrai avide ce côté de mémoire alourdie
E
t quand le vent aura séché lme
Et le soleil cicatrisé mon entame
J'
atterrirai et redonnerai vie au calme.....

......."MERFA".......

# Posté le jeudi 12 juillet 2007 18:36

Modifié le dimanche 29 juillet 2007 15:04